La Technologie de la Naissance: Premièrement
Ne Pas Nuire
Par Marsden Wagner MD, MSPH © Midwifery
Today, Inc. Tous Droits Réservés.
Traduit par Marypascal Beauregard, mai 2001.
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Récemment, une femme de l'Iowa fut référée
à un centre hospitalier universitaire durant
son travail à cause de complications possibles.
Il fut alors décidé qu'une césarienne
devait être accomplie. Après que
la chirurgie soit terminée et que la femme
soit en repos post-opératoire dans sa chambre
d'hôpital, elle tomba en état de
choc et mourut. Une autopsie démontra que
durant la césarienne, le chirurgien avait
accidentellement heurté l'aorte de la femme,
la plus grosse artère du corps, menant
à une hémorragie interne, au choc
et au décès.
Les césariennes peuvent sauver la vie
d'une mère ou de son bébé.
Les césariennes peuvent également
tuer une mère ou son bébé.
Comment cela se fait-il? Parce que chacune des
intervention, procédure ou technologie
employées durant la grossesse et l'accouchement
entraînent des risques, à la fois
pour la mère et le bébé.
La décision de recourir à la technologie
est un tout ou rien, pouvant soit améliorer
ou empirer les choses.
Nous vivons dans une époque technologiste.
Dès le moment où nous avons pu poser
le pied sur la lune, nous en sommes venus à
croire que la technologie pouvait résoudre
tous nos problèmes. Il n'est donc pas surprenant
que les médecins et les hôpitaux
utilisent de plus en plus d'outils technologiques
sur les femmes enceintes et accouchantes. Est-ce
que la technologie a résolu tous les problèmes
pouvant survenir durant une naissance? Difficilement.
Portons un regard aux données récentes.
Est-ce que l'augmentation récente du recours
à la technologie durant la grossesse et
la naissance a diminué l'incidence de mortalité
et morbidité infantiles? Aux États-Unis,
il n'y eut aucun déclin du nombre d'enfants
atteints de paralysie cérébrale
durant les trente dernières années.
La cause la plus importante de décès
chez les bébés est le faible poids
à la naissance, mais le nombre de bébés
de petit poids n'a pas diminué depuis les
vingt dernières années. Le nombre
de bébés qui meurent in utero n'a
pas diminué depuis une décennie.
Même si durant les dix dernières
années, il y a eu une légère
diminution du nombre de bébés qui
sont morts dans les quelques semaines suivant
la naissance, les données scientifiques
suggèrent une augmentation de bébés
survivant avec des séquelles neurologiques
permanentes.
Est-ce que l'utilisation plus grande de la technologie
sauve d'avantage de vies de femmes enceintes et
accouchantes? Aux États-Unis, les données
scientifiques ne démontrent, durant les
dix dernières années, aucune diminution
du nombre de décès de femmes dans
la période périnatale (mortalité
maternelle). En fait, les données récentes
suggèrent une effroyable augmentation du
nombre de femmes décédant durant
la grossesse et l'accouchement aux États-Unis.
Il peut donc être possible que l'accroissement
de l'utilisation de la technologie, en plus de
ne pas sauver de vies maternelles, fasse en sorte
que d'avantage de femmes décèdent.
Cette possibilité a une explication scientifique
raisonnable: la chirurgie césarienne et
l'anesthésie péridurale ont toutes
deux été de plus en plus utilisées
dans ce pays et nous savons qu'elles peuvent conduire
à la mort.
Nous ne devons pas être surpris de constater
les faibles résultats des accouchements
high-tech. Depuis plusieurs décennies depuis
le milieu du vingtième siècle, le
nombre de bébés décédant
autour du moment de la naissance a diminué,
cela sans être dû aux percées
médicales mais principalement aux progrès
sociaux comme la diminution de la pauvreté,
une meilleure nutrition, de meilleures conditions
sanitaires et, très important, à
une meilleure planification des naissances ce
qui diminua le nombre de femmes à grossesses
et accouchements multiples.
Les soins médicaux sont également
responsables pour une part du déclin de
la mortalité infantile, pas à cause
des progrès technologiques mais plutôt
à cause de progrès médicaux
de base comme la découverte des antibiotiques
et la capacité d'accomplir de façon
sécuritaire des transfusions sanguines.
Il n'y a jamais eu d'évidence scientifique
que les interventions hautement technologiques
comme l'usage de routine du monitoring ftal
durant le travail aient fait décroître
le taux de mortalité infantile.
Ce que cela signifie c'est que de vous en remettre
à un médecin utilisateur de haute
technologie, dans un centre hospitalier utilisateur
de haute technologie ne vous garantit pas l'accouchement
le plus sécuritaire. Vous devez vous-même
prendre la responsabilité de votre propre
accouchement cela incluant l'utilisation de la
technologie utilisée pour vous et votre
bébé. Souvenez-vous, la technologie
n'est ni bonne ni mauvaise. La façon de
l'utiliser peut l'être. Les avions sont
utilisés pour vous déplacer en visite
chez votre famille ou pour laisser tomber des
bombes sur les femmes et les enfants. La façon
dont est utilisée sur vous la technologie
a une grande importance car elle peut soit vous
aider ou vous nuire, à vous et à
votre bébé.
Comment Choisir la Bonne Technologie
Chapitre Wagner 1e partie: Le choix d'un prestateur
de soins en maternité
Comment entrevoyez-vous la perspective d'être
enceinte et de donner naissance en vous assurant
que la technologie utilisée sera appropriée
vous, votre bébé et votre famille?
La première étape est d'obtenir
les services du professionnel de la santé
adéquat pour vous assister durant la grossesse
et l'accouchement. Une décision clé
est de décider si votre prestateur primaire
de soins de santé sera une sage-femme,
un médecin généraliste ou
un obstétricien.
Les États-Unis et le Canada sont les seuls
pays au monde où des chirurgiens hautement
formés nommés obstétriciens
assistent la majorité des naissances normales.
L'obstétricien américain est à
prendre en pitié. Il ou elle essaie d'être
tout à la fois et pour toutes les femmes
en même temps - prestateur de soins primaire
pour les femme normales et en santé au
moment de la grossesse et de l'accouchement, spécialiste
des complications de la grossesse et de la naissance,
spécialiste des maladies féminines
et chirurgien de haut niveau. Nul autre docteur
en médecine ne prétend maintenir
un tel niveau de compétence dans de si
nombreux domaines parce qu'il serait totalement
irraisonnable de s'attendre à une telle
chose d'un être humain. Est-ce qu'un obstétricien
peut accomplir un "nettoyage pelvien"
chirurgical sur une femme avec un cancer gynécologique
invasif, puis courir vers son bureau et accomplir
un bon travail en conseillant tranquillement et
patiemment une femme enceinte au sujet de sa vie
sexuelle? Pas vraiment. Même si les obstétriciens
américains ont uvré très
fort pour convaincre le public qu'ils sont les
personnes les plus sûres pour assister à
tous les accouchements, l'évidence scientifique
ne le prouve pas. Par exemple, une vaste étude
scientifique publiée en 1998 passa en revue
toutes les naissances américaines durant
un an - plus de quatre millions de naissances.
Puisque les médecins se doivent d'intervenir
lors des quelques naissances qui comportent des
complications sérieuses, l'étude
les élimina et se concentra seulement sur
les naissances à faible risque. En comparaison
des naissances à faible risque sous supervision
d'un médecin, les naissances à faible
risque supervisées par des sages-femmes
ont rapporté un taux de décès
inférieur.
D'un tiers (33%) à celui des médecins
pour les nouveaux-nés. De plus, les accouchements
assistés de sages-femmes démontrent
des taux inférieurs de 31% (près
d'un tiers) pour les bébés de petit
poids, ce qui signifie moins d'enfants retardés
et au cerveau endommagé.
Il n'existe aucune mention dans la littérature
scientifique démontrant que les services
obstétricaux soient plus sécuritaires
que ceux des sages-femmes pour les grossesses
et accouchements normaux ou à faible risques.
Donc si vous faites partie du plus de 75% des
femmes jouissant d'une grossesse normale, la personne
la plus adéquate pour vous n'est pas le
médecin mais la sage-femme.
Si vous envisagez l'éventualité
d'aller à l'hôpital avec un obstétricien
comme premier assistant de la naissance, demandez-lui
combien de temps il ou elle passera avec vous
durant le travail. Une des raison faisant en sorte
que la sage-femme est généralement
un meilleur choix pour vous assister lors d'un
accouchement à l'hôpital est qu'habituellement
la sage-femme est présente avec vous durant
le travail alors que l'obstétricien est
absent. C'est d'une incroyable ironie que les
obstétriciens insistent pour que leur clientes
n'accouchent qu'à l'hôpital alors
qu'eux même n'y sont même pas. Si
il n'est pas avec vous à l'hôpital,
alors où est-il?
Depuis cinquante ans maintenant, les États-Unis
ont eut un système de soins de santé
en maternité dans lequel les femmes entrent
en travail, vont à l'hôpital, sont
admises par l'infirmière en salle de travail
qui les examinent, puis appèlent l'obstétricien
qui est soit à la maison où à
son bureau (généralement en consultation
avec des femmes enceintes normales et en santé).
L'obstétricien donne ses consignes au téléphone
à l'infirmière qui assistera la
femme durant le travail. L'obstétricien
viendra peut-être à l'hôpital
à un moment quelconque du travail pour
examiner brièvement la femme. Mais c'est
la tâche de l'infirmière en obstétrique
d'évaluer le travail et d'appeler l'obstétricien
lorsque la naissance est imminente, pour qu'il
puisse alors arriver en coup de vent, attraper
le bébé à la dernière
minute et recevoir tout le crédit (et l'argent)
pour avoir "accouché" le bébé.
Si l'infirmière appèle le médecin
trop tôt et que le médecin erre dans
lhôpital en attendant l'accouchement,
il est en colère contre l'infirmière
parce qu'il a perdu son temps. Mais si l'infirmière
appèle l'obstétricien trop tard
et que le bébé est né avant
qu'il ne soit présent, il est furieux contre
elle.
Pourquoi est-il important que votre obstétricien
soit avec vous durant le travail et au moment
de l'accouchement? Dans une étude sur les
cas derreurs médicales impliquant
de graves séquelles permanentes au cerveau
des bébés, l'absence de l'obstétricien
a joué un rôle pivot dans la causalité
des dommages au bébé pour approximativement
le deux tiers des cas. Cette recherche démontra
que les conversations téléphoniques
entre une infirmière à l'hôpital
et un médecin à l'extérieur
augmentait les risques d'erreurs de compréhension
et de communication ayant des conséquences
négatives pour la mère et le bébé.
Si vous choisissez un obstétricien en tant
que premier assistant de votre accouchement et
qu'il ou elle ne peut garantir qu'il ou elle,
ou un autre obstétricien sera présent
(pas simplement sur appel) lors de votre travail
et de votre accouchement, vous gaspillez votre
argent, placez la vie de votre bébé
en danger et avez besoin d'une autre personne
pour vous assister.
Si vous doutez de cette description d'un accouchement
à l'hôpital, demandez à n'importe
laquelle des 25 000 infirmière en obstétrique
des États-Unis. Les infirmières
sont des professionnelles hautement formées
qui accomplissent ce qui est réellement
un boulot impossible. Elles doivent évaluer
les femmes enceintes et être présentes
lors des accouchements tout en rendant le médecin
heureux et cacher le fait quil est absent
la plupart du temps et dans plusieurs cas n'apporte
qu'une minime contribution lors de l'accouchement.
Ce qui limite et définit le champ d'action
de ces infirmières est qu'elles n'ont aucune
autonomie et ne peuvent accomplir quoi que ce
soit sans les directives du médecin.
Parce que les obstétriciens américains
ont toujours eu des infirmières sous leurs
ordres et que maintenant la sage-femmerie revient
graduellement dans ce pays, les obstétriciens
ont développé une compréhension
erronée de la pratique des sages-femmes.
Ils croient qu'elles sont en quelque sorte les
assistantes des obstétriciens et continuent
d'essayer de leur donner des ordres. Mais la pratique
de la sage-femmerie est bien différente
de la pratique infirmière.
Les sages-femmes sont des professionnelles autonomes
qui fournissent des soins en maternité
analogues à ceux des médecins généralistes
qui accomplissent des services de première
ligne en maternité. Si le médecin
généraliste perçoit un souffle
au cur et réfère le patient
à un cardiologue, cela ne signifie pas
qu'il est l'assistant du spécialiste et
quelqu'un de moins compétent, mais simplement
que le cardiologue détient une expertise
différente que celle du généraliste-
une expertise pour certaines complications. Le
cardiologue formule des recommandations pour le
traitement du patient du généraliste
que le patient peut décider de suivre ou
pas. Le cardiologue sont professionnellement à
égalité, collaborent dans un respect
mutuel dans le but de donner les soins de la meilleure
qualité au patient.
Dans la même veine, un obstétricien
na pas davantage a donner de directives
à une sage-femme quun cardiologue
à un généraliste. La sage-femme
peut transférer une femme à un obstétricien
à cause dune complication, mais cela
ne fait pas delle lassistante de lobstétricien.
La sage-femme et lobstétricien collaborent
en tant que professionnels égaux.
Trop dobstétriciens ne le comprennent
pas encore et continuent à essayer de contrôler
toutes les sages-femmes autour deux, les
harcelant et dénigrant pour leur pratiques,
les expulsant du personnel hospitalier et les
accusant de pratique illégale de la médecine.
Si vous êtes enceinte, ne vous placez pas
vous même au milieu de cette chicane professionnelle.
Si vous désirez avoir une sage-femme en
tant que première responsable des soins
périnataux, trouvez-en une qui ait autant
dautonomie professionnelle que possible
dans sa pratique. Si vous envisagez de consulter
un obstétricien en particulier pour dispenser
vos soins prénataux, une bonne façon
de sinformer de son ouverture desprit
et son attitude envers vous et les femmes en général
est de lui demander son opinion sur la sage-femmerie.
Une autre raison pour laquelle les sages-femmes
ont une pratique plus sécuritaire que celle
des médecins est parce quelles utilisent
bien moins de technologie inutile. Parce que les
obstétriciens sont des chirurgiens, ils
transforment laccouchement en intervention
chirurgicale. La preuve de cela est que la femme
qui accouche est traitée comme si elle
était une patiente en processus de chirurgie:
elle est placée sur le dos dans un lit
qui est en fait une table de chirurgie modifiée,
souvent avec les jambes placées dans des
étriers. Depuis vingt-cinq ans, nous savons
scientifiquement que cette position est la pire
de toutes pour quune femme accouche; la
tête du bébé comprime le vaisseau
sanguin principal de la femme, celui qui alimente
lutérus et le bébé,
réduisant alors le sang et loxygène
se rendant jusquà lui. Si la femme
est en position verticale (assise, accroupie ou
debout) davantage de sang et doxygène
se rendent au bébé, le bassin osseux
féminin souvre davantage pour
laisser passer le bébé et la mère
peut donner naissance en profitant des effets
favorables de la gravité. Une façon
de voir si un hôpital met en pratique des
principes modernes en fait de soins en maternité
est simplement dobserver dans quelle position
les femmes sont placées durant laccouchement.
Si le personnel hospitalier persiste à
les positionner sur le dos durant laccouchement,
ils ignorent tout des données scientifiques
et continuent de prétendre que laccouchement
est une procédure chirurgicale.
Entre cinquante et quatre-vingt pourcent des
naissances dans la plupart des hôpitaux
américains impliquent une ou plusieurs
procédures chirurgicales, une preuve supplémentaire
que les obstétriciens ont changé
la naissance en événement médical.
Ces procédures comprennent lusage
de médicaments pour induire ou stimuler
le travail, lépisiotomie (couper
les parties génitales avec des ciseaux
pour augmenter le diamètre vaginal) la
pose de forceps métalliques ou de ventouse
sur la tête du bébé pour lextraire
(vous pouvez imaginer le risque impliqué
durant cette procédure) et la chirurgie
césarienne pour sortir le bébé
par incision. En réalité, toutes
ces procédures ne sont nécessaires
que pour moins de vingt pourcent des naissances.
Et puisque toutes les procédures entraînent
des risques, la haute fréquence avec laquelle
elles sont employées inutilement lors des
accouchements assistés de médecins
conduit à davantage de bébés
morts ou blessés quil ny en
aurait jamais lors des accouchements assistés
par des sages-femmes. Un grand nombre détudes
rapportent des évidences documentées
à leffet que les sages-femmes emploient
bien moins dinterventions technologiques
que les médecins. Un cas à noter,
celui de lépisiotomie. De la moitié
au tiers de toutes les femmes américaines
accouchant de leur premier bébé
avec lassistance de médecins subissent
cette coupure à leurs parties génitales.
Il est scientifiquement prouvé que pas
plus de vingt pourcent des femmes nont besoin
de cette coupure; le meilleur taux étant
approximativement de cinq pourcent. Parmi les
sages-femmes indépendantes pratiquant aux
États-Unis (ce qui est possible quand les
médecins ne leur disent pas quoi faire
), entre deux et vingt pourcent procèdent
à des épisiotomies.
Est-ce le fait que les sages-femmes coupent beaucoup
moins que les médecins qui est important?
Lévidence scientifique démontre
que de subir une épisiotomie signifie plus
de saignement, plus de douleur, plus de déformation
permanente du vagin et de rapports sexuels douloureux
pour des mois et parfois même des années.
Ainsi, une épisiotomie inutile est une
forme dabus sexuel. Certains groupes féministes
sont préoccupés avec raison des
mutilations génitales féminines
dans certains pays dAfrique. Elles doivent
être tout aussi concernées au sujet
des millions de femmes américaines qui
ont souffert de mutilation sexuelle féminine
- lincision inutile de leurs parties génitales
lors de laccouchement entre les mains des
médecins.
Pendant que les sages-femmes ont confiance dans
le corps des femmes, utilisent une technologie
plus accessible comme lusage de leurs mains
expérimentées et comprennent limportance
de préserver la normalité, les médecins
en général ne croient pas au corps
des femmes mais plutôt aux médicaments
et aux machines, utilisent de la haute technologie
et sattardent à découvrir
lanormalité. Alors avoir un obstétricien
hautement qualifié pour vous assister lors
de votre accouchement est à peu près
aussi censé que dengager un chirurgien
pédiatrique comme gardien denfant
pour votre enfant de deux ans pétant de
santé lorsque vous sortez pour une soirée.
Tout comme lobstétricien qui donne
à une femme normale une injection pour
accélérer les choses, le chirurgien
pédiatrique surveillera votre enfant en
sattardant à la gestion médicale:
lorsque votre énergique bambin deviendra
fatigué et irritable, le pédiatre
lui donnera une injection pour accélérer
son sommeil. Le résultat? Dans un cas,
la médicalisation de la naissance (rappelez-vous
que laccouchement nest pas une maladie)
avec beaucoup dinterventions inutiles et
risquées, des soins médicaux très
coûteux et dans lautre la médicalisation
de lenfance (être un bambin de deux
ans non plus nest pas une maladie) avec
des interventions risquées et inutiles
ainsi quun gardiennage très coûteux.
Lorsque vous prenez une décision quant
à votre premier prestateur de soins en
maternité, il est important de poser des
questions aux sages-femmes et aux médecins
au sujet de leur pratique: cherchez à savoir
si ils ou elles préfèrent vous placer
sur le dos lors de laccouchement, quelle
est la fréquence de lutilisation
de lépisiotomie, des forceps et de
la ventouse, le taux de césarienne. Si
ils ne connaissent pas leurs propres taux dintervention
ou refusent de vous dévoiler les chiffres,
allez voir ailleurs! Soyez à laffût
de lattitude paternaliste, des insinuations
à leffet que vous ne pourriez comprendre
tout ce bagage technique ou de celle vous devez
me faire confiance, je suis le médecin.
Chapitre Wagner 2e partie: Choisissez lendroit
approprié pour accoucher
Une décision importante à prendre
est de savoir si vous allez accoucher à
la maison, dans un centre de naissance ou un hôpital.
Une documentation scientifique impressionnante
démontre que le domicile est un endroit
parfaitement sécuritaire pour accoucher
si vous faites partie du plus de 80 pourcent des
femmes nayant aucune complication médicale
sérieuse durant la grossesse. La documentation
scientifique indique quil est important
de sassurer de la présence dune
personne adéquatement formée pour
vous assister à la maison, que ce soit
une sage-femme traditionnelle, une infirmière
sage-femme ou un médecin. Lendroit
choisi pour laccouchement doit également
se situer dans un délai de 20 minutes dun
centre hospitalier. Lavantage le plus important
de laccouchement à la maison est
que la femme est en plein contrôle de la
situation. Un autre avantage important est que
la technologie inutile est bien moins utilisée.
Pour un hôpital, dire quil peut êtrecomme
à la maison serait comme dafficher
pain maison dans la vitrine dune boulangerie.
Un centre de naissance autonome est également
un choix parfaitement légitime pour une
grande majorité de femmes qui nont
pas de complications sérieuses durant la
grossesse. Mais ne vous faites pas avoir quand
un hôpital vante son centre de naissances.
Si il nest pas autonome, - cest à
dire hors de lhôpital- il demeurera
sous la supervision du centre hospitalier et de
ses médecins et la femme ne sera pas en
contrôle de ses décisions au moment
daccoucher. Une littérature scientifique
abondante affirme quil est sécuritaire
de donner naissance dans un centre de naissance
autonome géré par des sages-femmes.
Par exemple, une étude sur plus de dix
mille femmes ayant accouché dans plus de
quatre-vingt centres à travers les États-Unis
démontre que laccouchement dans ces
endroits est aussi sécuritaire que lhôpital
pour un groupe comparable de femmes à faible
risque.
Assurez-vous de poser des questions au sujet
des pratiques hospitalières de lendroit
où vous songez à accoucher. Aurez-vous
la liberté de choisir le type daccouchement
que vous désirez?
Souvenez-vous, la liberté signifie dêtre
en contrôle de tout ce qui vous arrive.
Ce nest pas de donner la permission de faire
ceci mais pas cela. Pouvez-vous invitez qui vous
voulez lors de laccouchement ? Certains
hôpitaux limiterons les personnes présentes.
Cependant, ils peuvent faire entrer nimporte
qui sans vous demander votre avis, comme par exemple
un groupe détudiants en médecine.
Pouvez-vous vous présenter avec un plan
de naissance écrit qui sera respecté
et honoré ou auront-ils une attitude ambiguë
face à un tel plan et vous considérerons
comme une mauvaise patiente? Plusieurs hôpitaux
se font compétition pour des clients et
montrent aux femmes enceintes leur magnifiques
chambres de naissance. Souvenez-vous que ce qui
est important nest pas la chaise berceuse
ou de jolis rideaux, mais si oui ou non vous serez
en contrôle.
Toujours garder à lesprit que les
hôpitaux sont sous le contrôle absolu
des médecins et que les politiques et règlements
sont faits pour accommoder le personnel, pas vous.
Les hôpitaux sont conçus pour traiter
les gens malades et puisquune femme enceinte
et accouchante nest pas malade, bien des
choses qui se déroulent à lhôpital
ne conviennent pas à ses besoins. Un simple
exemple : plusieurs accouchements prennent de
dix à douze heures, durant lesquelles il
y aura un ou plusieurs changements de personnel
(qui sont sur des horaires de huit heures). Même
si les données scientifiques démontrent
limportance capitale pour la femme de bénéficier
du support continu de la part dune personne
quelle connaît, durant votre travail
à lhôpital vous avez de grandes
chances davoir à composer avec un
ou plusieurs changement de personnel et plusieurs
étrangers se présentant dans votre
chambre.
Demandez si les femmes sont placées sur
le dos durant laccouchement. Demandez à
connaître le taux dépisiotomie,
dutilisation des forceps, de la césarienne.
Ne vous contentez pas de la réponse usuelle
cela varie selon les médecins. Ne les croyez
pas si ils vous disent ne pas savoir le taux de
césarienne de lhôpital, ces
chiffres sont obligatoirement fournis aux autorités
médicales et requis dans plusieurs endroits
pour compilation à des fins statistiques.
Dans létat de New York par exemple,
une loi confère le droit au patient dobtenir
toutes ces informations et un dépliant
officiel est remis à toutes les femmes
enceintes comprenant la liste des taux de césarienne
pour chacun des hôpitaux de létat.
Certaines dentre vous croient que le plan
dassurance santé peut limiter votre
choix de prestateur de soins et lendroit
où vous allez accoucher. Dans ce cas, vous
devrez être plus agressive pour avoir ce
que vous désirez vraiment. Ne soyez pas
effrayées de demander ce qui devrait être
votre droit le plus absolu pour votre famille
et en tant que femme accouchante. Un assureur
un entrepreneur qui doit garder les consommateurs
satisfaits pour survivre. Si votre plan ninclut
pas les services dune sage-femme est vous
désirez en avoir une, demandez-le. Si vous
désirez accoucher hors de lhôpital
et votre plan ne le prévoit pas, demandez-le.
De plus en plus de plans incluent maintenant les
sages-femmes parce quils ont découvert
que la pratique des sages-femmes est aussi sécuritaire
que celle des médecins et coûtent
bien moins cher. Le plus gros fournisseur de plan
dassurance santé du Nouveau-Mexique,
par exemple, a plus de sages-femmes à son
emploi que dobstétriciens et près
de quatre-vingt pourcent de tous les accouchements
à lhôpital qui sont assurés
par ce service sont assistés seulement
par des sages-femmes.
Obtenir de lInformation sur les Technologies
Chapitre Wagner 3e partie: Comment trouver linformation
Lorsque vous vous questionnez à savoir
si une technologie est appropriée pour
vous, il est important que vous saisissiez la
différence entre les faits et les jugements
de valeur. La probabilité (chance) que
lusage de la technologie améliore
votre état (efficacité) et la probabilité
(chance) que lusage de la technologie rende
les choses plus compliquées (risques) sont
des faits qui peuvent être scientifiquement
évalués. Mais la sécurité
et les bénéfices sont des jugements
de valeur au sujet de lacceptabilité
de ces chances. Pour être appropriés,
les bénéfices ainsi que la sécurité
de la technologie doivent être évalués
par ceux sur lesquels elle sera utilisée.
Les scientifiques peuvent mesurer lefficacité
et les risques, les sages-femmes et les médecins
peuvent informer la femme sur les données
disponibles au sujet de ces chances (meilleures
ou pires) mais la personne prenant ces chances
(la patiente) est la seule qui peut légitimement
décider si lune pèse plus
lourd que lautre dans la balance. Il est
à la fois inapproprié et dangereux
pour un médecin ou une sage-femme de dire
à une patiente que quelque chose est sécuritaire
lorsquils ne sont pas ceux qui prennent
cette chance. Par contre, le rôle du médecin
et de la sage-femme se limite à suggérer
de possibles interventions et dexpliquer
les chances quelles rendent la situation
meilleure ou pire.
Chaque fois que quelquun suggère
lusage dune technologie sur vous,
vous devez retourner chaque pierre à savoir
si vos chances iront du côté du bénéfice
ou du risque. Il est du devoir de tout médecin,
sage-femme, ou infirmière de vous fournir
une information complète à ce sujet.
Cependant, vous devez accepter votre responsabilité
daller chercher la pleine information car
vous ne pouvez toujours vous fier sur votre prestateur
de soins pour vous la fournir. Si elle nest
pas exhaustive et complète, vous devez
la demander. Tous les efforts doivent être
faits pour lobtenir la plus complète
et honnête possible. Parce que vous souhaits
et ceux du médecin peuvent souvent se heurter,
il est parfois difficile dobtenir une version
objective. Trop souvent, le médecin ne
donne quune partie de linformation
en pensant vous rendre une patiente plus complaisante
qui acquiescera à tout ce quil désire
et suggérera ultérieurement. Une
façon dobtenir une information objective
est dinsister pour voir les données
scientifiques sur lesquelles sappuie linformation.
Montrez-moi les données est une bonne stratégie
pour obtenir une meilleure information. Une autre
façon importante dobtenir des données
objectives est de demander une deuxième
opinion qui peut heureusement fournir une deuxième
piste de réflexion. Un raccourci puissant
et efficace de découvrir si une technologie
en particulier est susceptible de vous aider est
disponible dans les six tableaux synopsis à
la fin du volume de Enkin et al, "A Guide
to Effective Care in Pregnancy and Childbirth"
(voir à la fin du chapitre pour une description
détaillée de ce livre.) Toutes les
interventions les plus communes utilisées
durant la période de grossesse et daccouchement
sont classées selon une révision
soignée de lévidence scientifique
disponible sur chacune dentre elles :
1) les formes de soins reconnues comme étant
bénéfiques
2) les formes de soins reconnues comme étant
fréquemment bénéfiques
3) les formes de soins où le bénéfice
versus le risque encouru doivent être
soigneusement soupesées
4) les formes de soins ayant une efficacité
inconnue
5) les formes de soins reconnues comme étant
fréquemment nuisibles
6) les formes de soins reconnues comme étant
inefficaces et/ou dangereuses
Un regard sur ces tableaux est une mine dinformations.
Vous pouvez désirer vérifier combien
de ces pratiques inefficaces ou nuisibles sont
toujours en usage dans tout hôpital dans
lequel vous envisagez daccoucher.
Chapitre Wagner 4e partie: Linformation
sur les technologies prénatales
Le processus pour obtenir de linformation
peut être piégé, comme le
démontrent les quelques exemples suivants.
Durant la grossesse, il peut être opportun
de vérifier votre habileté à
obtenir de linformation sur la technologie
et de voir à quel point la sage-femme,
linfirmière ou le médecin
sont prêts à vous en fournir une
objective.
Il est fort probable quune échographie
de routine vous sera suggérée au
tout début de votre grossesse. Cest
loccasion parfaite pour poser quelques questions.
Quelles sont les chances pour que cette échographie
rendent la situation plus compliquée? Est-ce
quune telle procédure est sécuritaire?
Si la réponse est un classique oui, les
ultrasons durant la grossesse sont sécuritaires,
les clochettes dalarme doivent retentir
dans votre tête parce que vous navez
pas obtenu linformation complète.
Vous devez alors demander montrez-moi les données
sur la sécurité de lutilisation
des ultrasons durant la période prénatale,
dans le but de vérifier ce que lon
vous dit à ce sujet. En tant que scientifique,
je peux vous assurer que la seule réponse
adéquate à votre question est nous
ne le savons pas parce quil ny a pas
suffisamment de données scientifiques pour
prouver la sécurité des ultrasons
durant la période prénatale. Certaines
recherches indiquent que les ultrasons pourraient
causer une croissance plus lente du ftus
lorsquil est encore dans lutérus.
Une autre a démontré la possibilité
que certains enfants échographiées
in utérus pouvaient plus tard montrer de
légers déficits neurologiques. Nous
avons besoin de davantage de recherche sur
chacun de ces points. Mais dun point de
vue scientifique, il est impossible daffirmer
aujourdhui que lusage de léchographie
durant la grossesse est parfaitement sécuritaire.
La question suivante à poser lorsquun
tel examen est proposé est quels sont les
risques dempirer les choses? Lorsquon
vous dit quune des raison pour lexamen
est de voir si le ftus présente des
anomalies, demandez. Quelles sont les chances
que le défaut en question soit bien identifié
(un résultat positif au test de dépistage)
et quelles sont les risques que lanomalie
ne soit pas bien identifiée (faux positif)?
Si votre prestateur de soins ne peut ou ne veut
répondre à cette question, prenez
garde!
Encore une fois, vous pouvez comparer, par rapport
à ce quon vous a dit, la meilleure
donnée scientifique disponible: Si cent
grossesses sont échographiées de
routine pour dépister un défaut
chez le ftus, 2 sur cent auront un vrai
positif (cest à dire que si lexamen
dit que le ftus porte un défaut il
le portera vraiment) et un sur cent sera un faux
positif (cest à dire que lexamen
dira que le ftus porte un défaut
alors que cest un ftus normal). Donc
si toutes les femmes avec un résultat positif
se voient offrir un avortement thérapeutique,
pour chaque deux ftus porteurs de défauts,
un ftus normal sera avorté. Combien
de femmes se font expliquer ces données
avant de se voir offrir lexamen de routine?
Votre prochaine question lorsquune échographie
est suggérée devrait être.
Est-ce quil y a de meilleures chances que
mon bébé survive à la grossesse
et la naissance si cet examen est fait et quelles
sont les données? La réponse adéquate
est quune vaste étude américaine
sur plus de quinze mille femmes enceintes ne démontre
aucune amélioration des taux de mortalité
chez les bébés si léchographie
de routine est accomplie.
Un scientifique publia le résumé
suivant sur léchographie contemporaine,
accomplie dans les règles de lart:
Lobservateur attentif doit être indulgent
dans son étonnement à constater
à quel point la profession médicale
est maintenant si impliquée dans lexamen
en grand nombre des patientes enceintes avec des
appareils émettant de grandes sources énergétiques
nayant pas prouvé leur innocuité
pour obtenir une information nayant jamais
démontré avoir une quelconque valeur
clinique par des techniciens qui nont pas
de certification de compétence pour accomplir
ces examens. Pour toutes ces raisons, le American
College of Obstetricians and Gynecologists, the
American College of Radiology et le US Government's
Preventive Services Task Force émettent
tous des recommandations contre le dépistage
de routine à laide de léchographie
pour les grossesses à faible risque. Cest
exactement ce type dinformation objective,
à consonance scientifique dont vous avez
besoin pour faire des choix éclairés
au sujet de lutilisation de la technologie
qui sera utilisée sur vous durant la grossesse.
Linformation sur les technologies utilisées
durant laccouchementParce quune situation
pourrait survenir durant laccouchement où
les contraintes de temps limitent lopportunité
de recevoir une pleine information sur la technologie
ou procédure qui sera possiblement utilisée
sur vous, il est plus prudent de voir à
obtenir une pleine information bien avant votre
date prévue daccouchement sur les
technologies utilisées le plus fréquemment
durant les naissances. Une brève mention
a entre autre été faite au sujet
de lépisiotomie, lincision
chirurgicale des parties génitales. Depuis
que dans les hôpitaux américains
vingt pourcent ou plus des femmes ne donnent pas
naissance mais que leurs bébés sont
plutôt sortis par lincision de la
césarienne, vous avez besoin dinformation
sur cette technologie bien avant votre accouchement.
Il ny a pas meilleur exemple de lapproche
chirurgicale de la naissance que la césarienne
parce que cest la solution ultime de tout
chirurgien: coupez ça de là! Certains
obstétriciens sont tellement amourachés
de cette solution technique pour laccouchement
quils en font maintenant la promotion comme
étant préférable à
la voie vaginale normale daccouchement.
Un article récent dans un journal médical
prestigieux proposait lextraction chirurgicale
de tous les bébés par césarienne
conjointement avec la politique dexiger
dobtenir une décharge signée
par les femmes trop inconscientes pour insister
sur laccouchement vaginal. Une autre étude
publiée dans un autre journal réputé
tenta de démontrer, en utilisant des données
extrêmement biaisées, que les efforts
pour faire baisser le taux de césarienne
sous la barre des vingt pourcent aux États-Unis
serait dangereux, une proposition qui va à
lencontre dune quantité massive
de données scientifiques. Un troisième
article dans un autre journal médical insistait
sur le fait que les femmes ont le droit de demander
un accouchement par césarienne même
lorsquil ny a aucune raison médicale
de le faire. Pendant ce temps, un livre populaire
récent grand public incitait fortement
les femmes à demander une césarienne
de routine pour leur accouchement pour maintenir
le tonus vaginal dune adolescente et que
les médecins pouvaient facilement trouver
une explication médicale qui conviendrait
à la compagnie dassurance. Donc un
vagin tonique et étroit pour votre partenaire
sexuel devrait être votre préoccupation
principale et il est parfaitement correct pour
votre médecin de mentir et frauder la compagnie
dassurance. Lapproche chirurgicale
de la naissance est prise dune crise de
folie furieuse!
Quelle est la vérité, scientifiquement
parlant, à propos de la césarienne?
Comparez ce que vous avez entendu avec la documentation
scientifique suivante. Encore un fois, dans votre
recherche sur cette intervention chirurgicale
majeure, la première question est. À
quel point la césarienne est sécuritaire?
Soyez toujours à laffût des
tentatives pour esquiver la question. Nous parlons
ici dune chirurgie abdominale majeure qui
entraîne des risques majeurs. Commençons
avec les risques pour la femme; il y a quatre
à huit fois plus de risques de mourir avec
la césarienne en comparaison dun
accouchement vaginal. Même une césarienne
de routine, sur rendez-vous, avec aucune complication
médicale présente comme raison pour
la chirurgie entraîne des risques deux fois
plus élevés de mortalité.
Même si la femme ne meurt pas, elle est
à risque de plusieurs complications sérieuses
suivant la chirurgie, comme une incision accidentelle
de sa vessie ou dautres organes internes
et vingt pourcent de risques quelle contracte
une infection post-opératoire. Puisque
le femme manifeste souvent de la fièvre
avec son infection, cela nécessite des
examens plus poussés sur son bébé
comme des prélèvements sanguins
et même parfois une ponction lombaire de
lenfant.
Subir une césarienne affecte également
les futures possibilités reproductives
de la femme car elle peut voir ses chances de
devenir à nouveau enceinte diminuer. Si
elle le devient, elle est à risque plus
élevé que sa grossesse se développe
hors de son utérus, une situation qui ne
permet jamais la survie du bébé
et qui est une menace à la vie de la mère.
Si, dans ses grossesses subséquentes elle
parvient à mener à les mener à
terme et débute le travail, elle est également
à risque de subir deux complications sérieuses
durant laccouchement, toutes deux pouvant
être des menaces pour sa vie et celle de
son bébé: un placenta bloquant la
sortie de lutérus (placenta praevia)
ou un placenta se détachant de lui-même
avant la naissance du bébé (placenta
abrupto).
Chapitre Wagner 5e partie
Même si certaines femmes sont prêtes
à prendre des risques pour leur propre
corps, il est très difficile den
trouver une prête à en prendre avec
la vie ou la santé de son bébé
simplement pour sa propre convenance ou pour éviter
la douleur du travail. Les risques suivants pour
le bébé né par césarienne
sont donc dune grande importance. Il y a
environ cinq pourcent de risques que lorsque le
chirurgien coupe le corps de la femme lors de
la césarienne il coupe accidentellement
son bébé. Parce que tout le liquide
amniotique nest pas expulsé des poumons
du bébé par la pression du passage
vaginal, davantage de bébés
nés par césarienne développent
un sérieux syndrome de détresse
respiratoire, un des plus grand tueur de bébés
nouveau-nés. Parce que les médecins
ne sont pas aussi bons quils voudraient
bien lêtre dans leurs estimations
de lâge ftal, même avec
lusage de léchographie, la
césarienne peut être accomplie trop
tôt et le bébé sera prématuré.
La prématurité est aussi une grande
tueuse de bébés et entraîne
un risque accru de dommages cérébraux
pour le bébé. Il est difficile dimaginer
quune femme ayant reçu une pleine
information sur les risques pour elle-même
et son bébé persiste à demander
une césarienne sans raison médicale.
Les obstétriciens ont suivi le mouvement
du choix de la femme qui, dans un sens est une
bonne chose sauf quils poussent le choix
seulement vers ce que les obstétriciens
veulent accomplir de toute manière.
Par exemple, depuis des années lévidence
scientifique a prôné laccouchement
vaginal après une césarienne antérieure
(appelé AVAC) plutôt que de recommencer
une nouvelle césarienne. Les médecins,
cependant, nont jamais vraiment encouragé
laccouchement vaginal après une césarienne
mais ont davantage insisté sur la
césarienne répétée.
Encourager les femmes à avoir le droit
de choisir une chirurgie majeure pour laquelle
il ny a pas de raison médicale est
ridicule aussi bien que dangereux. Il a été
établi légalement et éthiquement
que les patients ont le droit de refuser un traitement
même lorsquil est médicalement
indiqué de le faire mais ils nont
jamais eut le droit de choisir un traitement lorsquil
nétait pas requis. Les médecins
ne sont pas tenus daccomplir des chirurgies
majeures quand elles ne sont pas justifiées.
Le choix des femmes est clairement limité
aux options médicalement valides.
Il y eut une épidémie de césariennes
inutiles parce que les médecins apprécient
les solutions rapides et chirurgicales pour la
naissance. Maintenant, une autre technologie prend
des proportions épidémiques parce
que les médecins la vendent le plus possibles
aux femmes : lanesthésie péridurale
contre la douleur du travail (la péridurale
pour la césarienne est un autre sujet car
elle est celle qui est préférée
pour cette chirurgie majeure). Une nouvelle sous-spécialité
des médecins en obstétrique-anesthésie
est construite exclusivement sur la base économique
de la péridurale pour la douleur du travail
normal, donc ils ont besoin dun grand nombre
de femmes faisant usage de la péridurale
comme moyen de soulager la douleur si ils veulent
entrer dans leurs frais (leur journal professionnel
contient même des annonces publicitaires
pour lachat de jets privés). Ces
nouveaux spécialistes vont dans les cours
de préparation à laccouchement
et parcourent les corridors des départements
dobstétrique pour vendre leur péridurale.
Leur tactique implique de dire aux femmes que
la péridurale est sécuritaire. Mais
à quel point lest-elle en réalité?
Vingt-trois pourcent ou près de une femme
sur quatre ayant reçu une anesthésie
péridurale développera des complications.
Une complication indésirable est la mort
suivant lanesthésie, qui survient
trois fois plus fréquemment que pour une
femme nen ayant pas reçue. Une péridurale
sur cinq cent amènera des problèmes
neurologiques temporaires comme la paralysie de
la femme et dans un cas sur un demi-million, le
dommage sera permanent. Ces risques extrêmes
liés aux péridurales ne sont pas
tellement communs mais plusieurs risques, bien
que moins sérieux, sont néanmoins
bien plus communs. Quinze à vingt pourcent
de toutes les femmes sous péridurale développeront
une fièvre qui nécessitera ladministration
dantibiotiques et dexamens indésirables
chez le bébé. Quinze à tente
cinq pourcent de toutes les femmes recevant la
péridurale ne peuvent uriner et doivent
avoir un tube inséré dans leur vessie.
Trente à quarante pourcent des femmes recevant
la péridurale souffriront de maux de tête
sévères durant des heures ou des
jours suivant lintervention et vingt pourcent
en souffrent encore un an plus tard. Elles ont
eu un soulagement de la douleur pour quelques
heures durant le travail mais auront à
endurer des douleurs dorsales pour un an ou plus
! Parce que les douleurs dorsales est une composante
essentielle des mécanismes normaux du corps
pour la progression du travail et puisque la péridurale
élimine cette douleur nécessaire,
elle élimine également les mécanismes
normaux de progression du travail.
On doit donc sattendre à ce quune
quantité considérable de recherche
scientifique fasse état dun travail
plus long si la femme reçoit la péridurale.
Puisquun travail normal nest plus
possible, il y a quatre fois plus de risque dusage
de forceps ou de ventouse lors de la naissance
et au moins deux fois plus de risques de césarienne
après ladministration dune
péridurale. Ces interventions chirurgicales
entraînent évidemment leurs propres
risques pour la mère et lenfant.
Donc une femme choisissant de recevoir une péridurale
pour ressentir moins de douleur lors dun
travail qui sera plus long et si une césarienne
est accomplie, davantage de douleur durant
plusieurs jours suivant laccouchement et
des risques accrus pour elle est son bébé.
La péridurale présente donc plusieurs
risques sérieux pour la mère. Est-elle
risquée pour le bébé ? Puisquil
est peu fréquent quune femme veuille
choisir une forme de soulagement de la douleur
qui place son bébé à risque,
les femmes ne savent pas que dans huit à
douze pourcent des cas où la femme reçoit
la péridurale, une hypoxie ftale
sévère (manque doxygène
pour le bébé in utero) est perçue
sur le moniteur ftal. Le Collège
Américain des Obstétriciens et Gynécologues,
après avoir pris connaissance de la fréquence
à laquelle les bébés naissants
souffrent dhypoxie suite aux péridurales
administrées aux mères, recommandent
que toutes les femmes recevant cette forme danesthésie
soient soumises au monitoring ftal continu
pour que lhypoxie soit identifiée.
Est-ce que le manque doxygène a un
quelconque effet permanent sur le bébé?
La recherche a démontré que les
nourrissons dun mois, nés de mères
ayant reçu la péridurale ont des
tests neurologiques pouvant suggérer des
dommages cérébraux mineurs. Puisque
cette découverte nest pas complètement
validée scientifiquement, cela demeure
une possibilité préoccupante qui
devrait être mentionnée aux femmes
auxquelles on offre la péridurale. Un autre
risque entraîné par lanesthésie
qui se retrouve dans plusieurs interventions et
technologies utilisées durant laccouchement:
leffet cascade. Cela signifie quune
intervention en amène une autre, qui elle
même en entraîne une autre et ainsi
de suite.
Si par exemple une femme reçoit un médicament
pour induire le travail ou le stimuler, cela mène
à des contractions plus douloureuses, ce
qui mène à lutilisation de
loffre danti-douleurs, généralement
la péridurale qui, nous lavons vu,
entraîne une augmentation de lutilisation
des forceps ou de la ventouse - qui mène
à lépisiotomie - ou encore
la césarienne avec présence de fièvre
chez la mère et des examens et traitements
chez le bébé.
Il y a une autre cascade dinterventions
durant le travail; par exemple, le monitorage
ftal de routine conduit à davantage
de césariennes qui conduisent à
davantage de syndrome de détresse
respiratoire ou de prématurité qui
conduisent à placer le bébé
en unité de soins néonataux. Chacune
de ces intervention comporte un risque pour la
mère et lenfant! Il est facile de
voir à quel point lapproche haute-technologie
de laccouchement crée actuellement
plusieurs nouveaux problèmes. Plutôt
que de changer leurs habitudes, cependant, les
médecins concluent que laccouchement
est bien risqué, lorsquen réalité
ils ont eux-mêmes fait en sorte quil
le soit. Cest lune des raison importante
pourquoi laccouchement à la maison,
les centres de maternité autonomes et bénéficier
des services de votre propre sage-femme en tant
que première responsable des soins en maternité
sont tous associés avec de moindres risques
et par ailleurs des soins plus sécuritaires.
Aucun médecin honnête ne suggérerais
que les anti-douleurs administrés durant
le travail sont exempts de risques. Mais dans
leur poursuite de soulagement de la mère
en travail, les médecins en viennent inévitablement
à prescrire des médicaments alors
quil y a, en fait, plusieurs moyens non-pharmacologiques
de soulager la douleur. Par exemple, la recherche
scientifique a prouvé lefficacité
de nombreuses techniques sans médication
pour soulager la douleur du travail normal, notamment
: la présence continue dune sage-femme,
doula, ou être cher; se baigner dans un
bain chaud ou prendre une douche, la liberté
de mouvement et de position, le massage, lacupuncture,
la réflexologie. Aucune de ces techniques
nimpliquent de risque pour la mère
ou son bébé et sont souvent valorisées
par les sages-femmes mais rarement par les médecins.
Dautres technologies nuisibles en aparté
de celles déjà mentionnées
sont fréquemment utilisées durant
laccouchement comme lutilisation de
médicaments pour induire ou accélérer
le travail, lutilisation de forceps ou de
ventouse et lincision de vos parties génitales
(épisiotomie), mais lespace actuel
de cet article ne permet pas une revue de chacune
dentre elles. À la fin de ce chapitre
et ailleurs dans ce livre, vous trouverez de linformation
sur la manière de trouver des données
fiables sur les technologies spécifiques
sujettes à être utilisées
durant votre grossesse et votre accouchement.
Chapitre Wagner 6e partie: Pourquoi lusage
inutile de la technologie?
Pour comprendre pourquoi tant de technologie
inutile est utilisée durant la grossesse
et laccouchement, il est nécessaire
de comprendre comment on en vient à sen
servir. Nous devons premièrement nous demander
si lusage dune nouvelle technologie
est précédée par une évaluation
scientifique rigoureuse puis suivie dapprobation
officielle quant à son usage ainsi que
la formation requise pour que les médecins
puissent sen servir. Tristement, la vérité
est ailleurs. Un exemple dune technologie
récente sétant répandue
aux États Unis illustre bien la réalité.
Il y a plusieurs années, un médicament
avec le nom générique de misoprostol
(nommé Cytotec par la compagnie pharmaceutique
qui le fabrique) a été approuvé
par la Food and Drug Administration (FDA) en tant
que produit sous prescription pour certains troubles
de lestomac (en particulier les ulcères
gastriques). Il est connu quun des effet
secondaire est des crampes sévères
ou contractions de lutérus et pour
cette raison la monographie spécifie quil
ne doit jamais être utilisé chez
les femmes enceintes. es obstétriciens,
cependant, ont découvert quadministré
oralement ou vaginalement le Cytotec, à
cause de ses effets secondaires sur lutérus
induire ou accélérer le travail
de laccouchement.
Donc sans évaluation préalable
de lutilisation du Cytotec pour linduction
du travail, les obstétriciens commencèrent
à lutiliser sur les femmes accouchantes.
Les médecins commencèrent à
décrire sur lInternet cette nouvelle
façon dinduire le travail. Un médecin
écrit je dois dire avoir entendu de bien
bonnes choses au sujet du Cytotec. Jincite
cependant à la prudence. Ce produit rend
le col complètement en bouillie
(cette emphase provient du message Internet et
non de moi). Quelques études ont été
publiées dans des journaux obstétricaux
mais sont trop minces pour donner une évidence
scientifique adéquate au sujet de lutilisation
du produit. Mais ces études démontrent
quand même certains risques, comme la tendance
à laugmentation des battements du
cur ftal ainsi que dautres signes
de détresse et pour certaines femmes, lutérus
peut exploser ou déchirer. Une revue de
lévidence scientifique faite par
un corps scientifique prestigieux dit quà
cause de labsence dévaluation
scientifique et le report deffets secondaires
sérieux, lutilisation du Cytotec
pour linduction du travail ne peut être
recommandé pour lutilisation routinière
en ce moment.
Que le Cytotec ne soit pas approuvé par
la FDA pour linduction du travail, quil
ne soit pas approuvé pour cette utilisation
par le manufacturier (qui persiste à spécifier
sur la monographie quil ne doit pas être
administré aux femmes enceintes), ne soit
pas approuvé par le Collège Américain
des Obstétriciens et Gynécologues
ou les organisation de sages-femmes pas plus quil
ne possède lapprobation des scientifique
pour lusage routinier à grande échelle
ne semble pas avoir deffet apparent sur
la fréquence avec laquelle les médecins
ont commencé à lutiliser.
Et rien ne peut les arrêter dutiliser
le Cytotec pour les inductions pas plus quil
ne semble pouvoir altérer leur enthousiasme
face à ce produit. Rien ne peut non plus
les empêcher dutiliser le Cytotec
pour cette fin à laquelle le produit nest
pas destiné parce que même si la
FDA doit approuver un médicament avant
son arrivée sur le marché, une fois
quil y est, nimporte quel médecin
peut lutiliser pour nimporte quelle
raison, à nimporte quelle dose sur
nimporte quel patient.
Après quun obstétricien du
Dakota du Sud mait fièrement dit
lors dun repas quil était le
premier médecin de sa communauté
à utiliser le Cytotec pour linduction
et incitait maintenant les autres à la
faire, il me justifiait ainsi son comportement:
Nous allons attendre une éternité
que les bureaucrates de la FDA à Washington
DC donnent leur accord, donc nous devons lessayer
nous-mêmes si nous voulons faire des progrès.
Lorsque je lui ai demandé, il admit quil
ninformait pas les femmes à qui il
administrait le Cytotec que ce produit nétait
pas approuvé par la FDA pour cet usage,
pas plus quil ne favorisait le choix éclairé.
Il sesclaffa lorsque je suggérai
quil expérimentait sur les femmes
sans les informer et encore moins leur consentement.
Le département de la santé de létat
de lOrégon mont déjà
dit que leur dossiers montraient que le Cytotec
était le produit le plus utilisé
pour les inductions dans cet état, sur
des centaines de femmes.
Lutilisation du Cytotec sur les femmes
au moment de laccouchement sest répandu
comme une traînée de poudre pour
une raison très simple, mayant été
confiée par plusieurs médecins :
son utilisation permet un retour à une
obstétrique de jour- cest cela, les
femmes samènent à lhôpital
aux premières heurs du matin et sont induites
au Cytotec, donnant naissance vers la fin de laprès-midi
et le médecin est de retour à la
maison pour le repas du soir. Combien de femmes
auront leur utérus déchiré
avant quune poursuite légale mette
finalement un frein à cette pratique? Je
cherche personnellement à en savoir davantage
sur les cas où les inductions au Cytotec
ont été accomplies sans consentement
pleinement éclairé et sest
terminé par des déchirures utérines,
des lacérations du col ou dautres
complications sérieuses.
La façon inconstante, sans vérification
préalable avec laquelle le Cytotec est
utilisé pour linduction est typique
des technologies utilisées durant la grossesse
et laccouchement. Les dépistages
aux ultrasons et le monitoring ftal durant
le travail sont dautres exemples de lintroduction
incontrôlée et de la dissémination
de technologies non-évaluées. Il
y a un grand écart entre ce que nous savons
être les meilleurs soins en maternité
scientifiquement parlant et ce qui est actuellement
pratiqué. Le résultat qui en découle
est quil ny a aucune protection des
consommateurs à lexception des poursuites.
Les médecins blâment les avocats
et les femmes à cause du fait que plus
de 70 pourcent des obstétriciens ont été
poursuivis une fois ou plus dans leur carrière,
mais le litige est la seule façon pour
une femme et sa famille de se protéger
contre les erreurs médicales.
Plusieurs des motivations derrière lutilisation
de la technologie par les médecins sont
non-médicales. Plusieurs exemples, tous
supportés par des études scientifiques,
illustrent ce fait. Les études des certificats
de naissance démontrent quelles sont
plus fréquentes du lundi au vendredi entre
9 h et 17 h. Cela ne peut sexpliquer que
parce que les médecins et les hôpitaux
utilisent les inductions pour leur propre commodité.
Une donnée encore plus choquante est celle
qui démontre que les césariennes
en urgence surviennent plus souvent le jour, en
semaine. Décider de déclarer quun
travail est une situation durgence qui requiert
une chirurgie est encore une fois influence par
la commodité pour le personnel.
Chapitre Wagner 7e partie
Une autre variable non-médicale qui motive
lutilisation de la technologie est largent.
Les données de plusieurs états américains
démontrent que la césarienne est
plus rare parmi les femmes bénéficiant
du Medicaid et plus fréquentes parmi les
patientes privées admises dans des hôpitaux
privés. On pourrait être portés
à croire le contraire, que les femmes pauvres
sont en mauvaise santé et nécessitent
davantage dinterventions. Mais les
médecins et les hôpitaux font de
plus gros profits si la technologie est utilisée
dans les cas où les patientes ou leur assurance
peuvent défrayer les coûts. Les intérêts
commerciaux jouent également un rôle
- les manufacturiers de médicaments ont
toute une gamme de tactiques pour influencer les
médecins en faveur de lutilisation
de leurs produits et machines, incluant une vaste
gamme de cadeaux et de faveurs de toutes sortes.
La peur de la poursuite de la part des médecins
est une autre motivation non-médicale pour
utiliser la technologie. Les médecins sont
effrayés à la fois à la perspective
daller en cour et davoir à
payer des primes plus élevées pour
les couvrir pour les erreurs médicales.
Deux exemples de lutilisation inutile de
la technologie à cause de la peur des médecins
est lutilisation du monitoring ftal
de routine durant le travail normal et la césarienne
avec peu ou pas de justification médicale.
Un principe fondamental de la pratique médicale
est que peu importe ce que le médecin fait,
cela doit être dabord et avant tout
pour le bénéfice du patient et non
pas celui du médecin. Mais prendre un bistouri
et ouvrir le corps dune femme pour une césarienne
à cause de la peur de poursuites ou de
payer de fortes primes dassurance nest
pas une pratique de la médecine mais la
pratique de la peur et de lavarice. Plusieurs
obstétriciens ont une tendance déplorable
de promettre aux femmes des bébés
parfaits si elles bénéficient de
lexpertise du médecin et de la technologie
hospitalière.
Mais si vous jouez à être dieu,
vous serez blâmé pour tous les désastres
naturels pouvant sensuivre. Une famille
avec un bébé ou une mère
morts ou sérieusement blessés ne
poursuit pas parce quun avocat les pousse
à le faire mais parce quils se sentent
déçus et floués par les médecins
et les hôpitaux lorsquelle tente dobtenir
une pleine information sur ce qui est arrivé.
Si vous ne croyez pas que vous obtiendrez des
réponses évasives lorsque vous tentez
dobtenir de linformation sur ce qui
est survenu au cours dun accouchement, tentez
den obtenir sur les 350 à 1000 femmes
qui meurent chaque année aux États
Unis au cours de la période périnatale
(mortalité maternelle). Même si chacun
des état en particulier a des lois exigeant
que ces décès soient rapportés,
personne, ni vous, ni moi ou des scientifiques
voulant étudier le pourquoi de ces décès
maternels ne peut avoir accès à
linformation. Nous ne savons pas quau
moins la moitié de ces morts ne sont pas
compilées, que les femmes noires ont quatre
fois plus de risque de mourir en couches, que
la presque totalité de ces femmes décèdent
à lhôpital plutôt quà
la maison et quavec des soins médicaux
adéquats plusieurs de ces femmes si ce
nest pas la totalité ne seraient
pas mortes. Ce dernier point est la raison pour
laquelle la peur des médecins contribue
à construire le mur de pierre.
Une autre raison pour lusage excessif de
la technologie est la croyance erronée
entretenue par de nombreux médecins que
la technologie est la science et que son usage
consiste en une pratique scientifique de la médecine.
Ils confondent les percées technologiques
avec le progrès. La médecine scientifique
est une pratique appuyée sur la meilleure
évidence scientifique possible, pas sur
une pratique qui utilise la technologie. Les médecins
praticiens ne sont pas des scientifiques. Les
scientifiques doivent croire quils ne savent
pas, pendant que les médecins doivent croire
quils savent.
Dans dautres pays hautement industrialisés
où les sages-femmes surpassent en nombre
les médecins, lapproche sage-femme
apporte à la fois une contre-tendance essentielle
à celle haute-technologie des obstétriciens
et limitent lutilisation de la technologie
inutile. Par exemple, pendant quaux États-Unis
il y a 35 000 obstétriciens et environ
5000 sages-femmes, la Grande-Bretagne a 32 000
sages-femmes et mois de 1000 obstétriciens.
Les sages-femmes font la promotion dune
technologie moins invasive, moins risquée
et de plus bas niveau. En Amérique, un
tel contrepoids nexiste pas parce que lobstétrique
institutionnelle se bat pour garder la sage-femmerie
sous son contrôle absolu. Nous trouvons
donc des taux bien plus élevés dutilisation
de technologie inutile et de haut niveau dans
les soins de santé périnataux américains
quen Europe de lOuest, même
si les États-Unis perdent bien plus de
bébés et de mères au cours
de la période périnatale. À
cause de ses soins obstétricaux intensifs,
les États-Unis dépensent le double
per capita en soins périnataux que tout
autre pays avec des taux de mortalité maternels
et infantiles plus bas. Le gaspillage financier
concernant la haute technologie obstétricale
aux États-Unis est énorme. En modifiant
la pratique actuelle pour une autre bien plus
moderne et scientifique, avec 75 pourcent des
naissances assistées par des sages-femmes,
lélimination du monitoring ftal
de routine et un taux de césarienne en
accord avec les recommandations du gouvernement
fédéral, les États-Unis pourraient
épargner de 13 à 20 millions de
dollars chaque année. En tant que payeur
de taxes et consommateur de soins de santé
en maternité, vous devez être avisé
de ce gaspillage.
Nous constatons quil y a plusieurs raisons
pour lutilisation inutile de la technologie
durant la grossesse et laccouchement dont
plusieurs sont liées aux médecins.
En tant que praticien depuis plus de trente ans,
je possède une vaste expérience
à lintérieur même de
la profession et je peux apporter un point de
vue important à votre compréhension
des médecins. Nous, médecins, ne
sommes pas des personnages démoniaques.
Plusieurs sont des professionnels soignants acharnés
travaillant fort et faisant au meilleur de leurs
connaissances. Mais il est essentiel de garder
à lesprit deux faits essentiels:
premièrement, nous uvrons à
lintérieur dun système
qui influence fortement ce que nous faisons. Les
obstétriciens daujourdhui ne
sont pas ceux qui ont décidé il
y a un siècle déradiquer la
sage-femmerie en Amérique. Ils ont presque
tous sans exception adhéré au système
actuel dans lequel les obstétriciens sont
les prestateurs de soins préférés
en maternité, même en étant
confrontés à des données
scientifiques qui affirment le contraire.
Le deuxième fait au sujet des médecins
est quils sont des humains, pas des dieux
et ne doivent pas être mis sur un piédestal.
Sil est adéquat de déblatérer
contre votre mécanicien lorsquil
a fait un travail atroce, il est également
adéquat de malmener un médecin soupçonné
de mauvaise pratique. Les médecins devraient
être aussi redevables au public que nimporte
quel groupe servant le public. Pour comprendre
pourquoi les médecins font ce quils
font, vous devez accepter leur humanité
et leur vulnérabilité aux influences
inappropriées. En 1922, la moyenne du revenu
familial des obstétriciens américains
était dun quart de million de dollars
par an et il est encore plus haut maintenant.
Le monopole actuel des soins de maternité,
injustifié scientifiquement, récompense
hautement les obstétriciens et vous pouvez
être certains quils se battront pour
maintenir le statut quo, rejetant toute compétition
comme la sage-femmerie et laccouchement
extra-hospitalier. Cest pourquoi, en tant
que consommateur, vous devez être à
laffût de ce que les médecins
et les hôpitaux vous disent et prendre la
pleine responsabilité de vous assurer dobtenir
le genre dexpérience de grossesse
et daccouchement qui convient le mieux à
vos besoins et pas à ceux des autres.
Que pouvez-vous faire?
Comment obtenir les soins les mieux adaptés
pour vous et votre famille avec une utilisation
appropriée de la technologie? Vous pouvez
tenter les étapes suivante:
1. Choisissez le bon prestateur primaire de
soins de santé. Parlez aux sages-femmes
et aux médecins disponibles dans votre
secteur. Posez amplement de questions avant de
choisir avec qui vous traiterez. Prenez des notes
sur leur pratique. Sils sont réticents
à vous fournir des données, faites
attention. Examinez soigneusement leur visage
lorsque vous leur direz que vous voulez une expérience
génératrice de pouvoir personnel.
Sont-ils paternalistes et condescendants dans
leur approche et esquivent vos questions ou vous
encouragent-ils à prendre vos responsabilités
pour votre propre grossesse et accouchement? Nayez
pas peu de changer de professionnel si après
quelques visites vous nappréciez
pas la façon dont ils soccupent (ou
ne soccupent pas) de vous.
2. Choisissez le bon endroit où accoucher.
Certaines femmes ont besoin daccoucher
à la maison. Souvenez-vous que cest
un endroit parfaitement sécuritaire pour
la plupart dentre vous. Si quelquun
dit le contraire, cherchez une deuxième
opinion. Dautres femmes préfèrent
des centres de maternité autonomes avec
les services de sages-femmes. Souvenez-vous que
cest également un endroit parfaitement
sécuritaire pour la plupart dentre
vous. Dautres femmes se sentiront mieux
à lhôpital. Cest parfait
tant que vous voyez que vous avez autant de liberté
de choix que possible sur ce qui vous y arrivera.
Le fait que lhôpital ait ou non des
sages-femmes dans son personnel ou accueille favorablement
les sages-femmes avec les femmes accouchantes
vous en dira long sur cet hôpital. Visitez
les hôpitaux ou les centres de naissance
et posez de nombreuses questions au sujet de leur
pratique, gardant à lesprit que ce
qui est important nest pas la décoration
intérieure mais votre liberté et
votre contrôle des événements.
Ne laissez personne vous effrayer et vous influencer
dans un choix qui nest pas le vôtre.
3. Choisissez le type daccouchement
que vous désirez. Faites un plan de
naissance. Trouvez des exemples pour vous donner
des idées. Trouvez quelles sont les options
disponibles. Désirez-vous que la première
partie de votre travail se déroule à
la maison (une façon éprouvé
de réduire les interventions inutiles)
et sil y a lieu comment désirez-vous
que lon évalue votre travail avant
de vous rendre au centre de naissance ou à
lhôpital? La présence de quelles
personnes souhaitez-vous ou ne souhaitez-vous
pas durant votre travail et votre accouchement?
Choisissez quelles interventions vous accepterez
ou refuserez et inscrivez-les dans votre plan.
Par exemple, soyez certaine de ne pas subir de
rasage ou de lavement durant le travail, tous
deux humiliants et inutiles. Trouvez quel type
de soulagement de la douleur vous désirez
recevoir après avoir reçu toute
linformation sur les pour et les contre
des méthodes variées, à la
fois médicamenteuses et non-médicamenteuses.
Dans quelles circonstances accepteriez-vous de
: recevoir des médicaments pour induire
ou accélérer le travail, voir vos
parties génitales coupées (épisiotomie),
que votre bébé vous soit retiré
après la naissance? Utilisez lévidence
scientifique comme base de réflexion pour
vos décisions, pas ce que les médecins
nomment les protocoles de la communauté,
ce qui signifie cest comme ça que
nous procédons ici - une approche dangereuse
appuyée sur le principe que si tout le
monde la fait, cela doit être convenable
pour moi de le faire. Dites montrez-moi les données
encore et encore. Lisez avec un oeil critique.
Protégez vous, vous et votre bébé
en rejetant de la main toute suggestion de faire
confiance les yeux fermés en ce quon
vous dit ou ce que vous lisez.
4. Assurez-vous que vos souhaits seront respectés.
Documentez-les par un plan de naissance écrit.
Remettez une copie à votre prestateur de
soins au centre de naissance ou à lhôpital
bien avant votre date prévue daccouchement,
les assurant quils seront tenus responsables
de le suivre. Si votre plan suscite une quelconque
réaction négative, vous avez le
mauvais prestateur ou le mauvais hôpital.
Apportez une copie du plan avec vous au moment
daccoucher. Les médecins et les hôpitaux
ne sont pas habitués à voir quelquun
leur dire quoi faire ou ne pas faire, en particulier
les patientes. Pour cette raison, il est essentiel
davoir une personne support avec vous à
lhôpital: votre partenaire, votre
sage-femme, un membre de votre famille, un ami,
une doula. Cette personne support doit être
prête et apte à argumenter fortement
en votre faveur, particulièrement lorsque
toute votre énergie est investie dans le
travail et laccouchement. Votre personne
support doit être familière avec
votre plan de naissance et savoir exactement ce
quil spécifie et pourquoi. Vous et
votre personne support devez savoir quels sont
vos droits lorsque vous êtes à lhôpital
ainsi que les façons efficaces de négocier
avec le personnel. Une sage-femme à domicile
que je connais qui accompagne quelquefois des
clientes à lhôpital lors des
transferts emporte deux choses avec elle: un livre
résumant lévidence scientifique
sur les interventions utilisées durant
laccouchement pour que si le personnel soppose
à ce quelle suggère elle puisse
ouvrir le livre et montrer des données
et un butoir de porte pour que personne ne puisse
entrer dans la chambre sans raison et sans que
la femme nait donné son accord. Cela
apporte un certain degré de contrôle
à la patiente lorsquelle est à
lhôpital.
5. Documentez ce qui survient lors de laccouchement.
Une petite caméra vidéo portative
est un outil puissant avec lequel archiver ce
qui survient durant laccouchement. Soyez
certains de filmer toutes les conversations avec
le personnel hospitalier. Cest une fabuleuse
manière à la fois de se remémorer
lexpérience et de conserver des dossiers
pour un usage ultérieur si nécessaire.
Croyez-le ou non, certains hôpitaux interdisent
maintenant lusage de la caméra durant
le travail et laccouchement. Cest
effrayant, suggérant quils sont davantage
concernés par leur propre protection contre
les erreurs médicales qua vos souvenirs
de cet événement familial. Cela
suggère également quils ont
quelque chose à cacher. Si votre accouchement
se termine avec des conséquences difficiles
pour vous ou votre bébé, vous devez
une fois de plus accepter vos responsabilités
de découvrir ce qui est arrivé.
Demandez de linformation des prestateurs
de soins, en enregistrant bien chacune des entrevue.
Heureusement, vous avez le droit dobtenir
une copie de votre dossier médical. Prenez-le
et trouvez quelquun pour vous aider à
linterpréter. Si vous nobtenez
pas satisfaction à votre requête,
allez voir les autorités médicales
avec vos enregistrements. Si vous rencontrez à
nouveau un mur de pierre, vous navez malheureusement
dautre choix que de poursuivre. Nous vivons
dans une société de litige parce
que les salles daudience des tribunaux sont
les seuls endroits où il est possible pour
un individu dobtenir des réponses
des puissants de notre société qui
sont de grandes corporations, hôpitaux ou
de puissants groupes professionnels tels les médecins.
Noubliez jamais que vous avez le droit fondamental
de la liberté de choix et dinformation
au sujet dun des plus important événement
de votre vie et de celle de votre famille- la
naissance de votre bébé.
Sources dinformation sur la technologie
utilisée lors de laccouchement
Enkin, M. et al. (1995). A
Guide to Effective Care in Pregnancy and Childbirth
Oxford, England: Oxford University Press.
Un classique dans ce domaine. Rassemble les meilleures
évidences scientifiques pour toutes les
interventions durant la grossesse et laccouchement.
Les tableaux en synopsis font un classement, de
celles qui sont considérées bénéfiques
à celles inefficaces ou dangereuses. Largement
utilisé par plusieurs prestateurs de soins
dans plusieurs pays. Excellent à apporter
avec vous à lhôpital.
Goer, H. (1995). Obstetric
Myths Versus Research Realities A Guide to
the Medical Literature. Westpoint, CT: Bergin
& Garvey.
Un excellent livre révisant les bases scientifiques
(ou labsence de bases) de toutes les interventions
obstétricales utilisées durant la
grossesse et laccouchement. Facile à
comprendre pour les lecteurs sans bagage médical.
Olsen, O. (1997, March). Meta-analysis of the
Safety of Home Birth. Birth (a journal) , Vol.
24, No. 1, 4-13.
Outstanding scientific analysis of research on
safety of homebirth. Contient 80 références
issues de la littérature scientifique.
Conclut que: laccouchement à la maison
est une alternative acceptable aux couches à
lhôpital pour des femmes enceintes
sélectionnées et conduit à
de moindres interventions médicales.
Wagner, M. (1994). Pursuing
the Birth Machine The Search for Appropriate
Birth Technology. Sydney & London ACE Graphics.
Disponible aux États-Unis et au Canada
par la librairie ICEA
tél : 1-800-624-4934.
Un livre décrivant ce qui est derrière
lusage inapproprié de la technologie
au moment de laccouchement. Incluant des
discussions détaillées sur chacune
des technologie, avec des revues scientifiques
et plus de 500 références scientifiques.
Facile à comprendre pour les lecteurs non-initiés.
Wagner, M. (1998, Nov.). Midwifery
in the Industrialized World. Journal of Society
of Obstetricians and Gynecologists of Canada,
Vol. 20, No. 13, 1225-1234.
Un article de journal résumant lévidence
scientifique concernant la pratique de la sage-femmerie.
Écrit dans le but déduquer
les médecins lisant ce journal dobstétrique,
il décrit également le rôle
approprié des sages-femmes.
Wagner, M. (1999, Spring). Misoprostol
(Cytotec) for Labor Induction: A Cautionary Tale.
Midwifery Today, No. 49 p 31-33.
Une revue plus exhaustive que ce qui est possible
dans le cadre de cet article sur la façon
dont lusage du Cytotec pour linduction
du travail sest répandue sans évidence
scientifique adéquate ou approbation de
la FDA et à linsu des patientes ou
sans leur consentement.
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